Ce type de trafic massif n’est généralement pas destiné à des fins culinaires. Un homme a été interpellé pour « travail dissimulé » après la découverte samedi de 21 tonnes de protoxyde d’azote dans un entrepôt à Vénissieux, dans la banlieue-est de Lyon, ont indiqué ce lundi les policiers.
Utilisé comme analgésique en médecine ou dans les siphons de cuisine, le protoxyde d’azote ou « gaz hilarant » fait notamment fureur chez les jeunes qui l’inhalent pour ses effets psychoactifs courts, de l’ordre de trois à quatre minutes.
22 palettes découvertes
La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Rhône a expliqué, lundi dans un communiqué être remontée à cet homme après avoir intercepté un véhicule. Samedi vers 18H30, deux équipages de police ont été appelés après le déclenchement d’une alarme dans une entreprise. Sur place, les policiers ont remarqué « un véhicule quitter rapidement le secteur » et décider de l’intercepter.
Les occupants de la voiture leur ont alors expliqué qu’ils venaient « de se procurer du protoxyde d’azote, dans un entrepôt situé à proximité », précise le quotidien régional Le Progrès. Une fois sur les lieux, les policiers ont « découvert 22 palettes de cartons de protoxyde d’azote, pour un total de 21 tonnes », selon la DDSP. « Le gérant de l’entreprise, présent sur place, a été interpellé et placé en garde à vue pour travail dissimulé », poursuit la DDSP du Rhône. L’homme, dont le profil n’a pas été communiqué, devait être déféré lundi en journée au parquet de Lyon.
La consommation de ce psychotrope présente des risques comme l’asphyxie, la perte de connaissance, des brûlures mais aussi, en cas d’usage répété et/ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques et cardiaques. Il est aujourd’hui la troisième substance la plus consommée en France après le tabac et l’alcool, selon la préfecture de police de Paris.
Début mai, à Paris, un arrêté préfectoral a interdit aux mineurs jusqu’à la fin juillet la détention et la consommation de protoxyde d’azote sur la voie publique dans de nombreux quartiers de la capitale.